Dans le cas vénézuélien, M. Trump n’est pas le seul à ne pas avoir respecté le droit international.
M. Maduro est l’héritier de monsieur Chavez.
Ce dernier avait décidé de nationaliser les infrastructures pétrolières de son pays.
Celles-ci étaient majoritairement la propriété d’Exxon, de Chevron (donc d’Axa, qui est un de ses principaux actionnaires institutionnels… ce qui ne ressort pas de façon flagrante de ses rapports « ESG ») et, dans bine une moindre mesure, du « français » Total (qui a, lui, plus de 55% d’actionnaires étrangers, essentiellement anglo-américains).
Lorsqu’un pays nationalise des usines, il est supposé indemniser les propriétaires desdites usines. Ça tombe sous le sens, et c’est prévu par le droit international.
Pour pétrole, il y a une procédure particulière : les investisseurs peuvent demander à être payés en Royalties, sur chaque litre qui sort. Ils ne perçoivent pas une vaste somme en une fois, mais sont gagnants sur el long terme… quand l’accord est respecté.
En l’occurrence, Monsieur Maduro avait nationalisé de façon « sauvage », c’est-à-dire en refusant d’indemniser qui que soit si peu que ce soit.
En conséquence de quoi, les Américains avaient décrété un embargo sur le pays qui explique en partie la quasi-famine de la population et les scènes de lièsse… alors que, dans l’immédiat, l’embargo est maintenu.
Ne pouvaient passer que les bateaux pour lesquels, contraint et forcé, l’Etat Vénézuélien payait les Royalties.
A la base, l’augmentation croissante de la présence de la marine américaine dans le coin depuis de nombreuses années venait de ce que nombre de bateaux agissant en flotte fantôme, sous des pavillons de complaisance ou transportant officiellement autre chose que du pétrole participaient activement au contournement de l’embargo.
Je trouve assez sidérant que personne, aucun juriste n’explique ça !
Au total, et c’est bien triste pour les vénézuéliens, mais du point de vue du droit international, en tous cas, le Venezuela ressemble plus à un quartier de Chicago où des Gangsters règlent leurs comptes qu’à une zone de droit.