La semaine dernière, j’ai évoqué en détail à quel point l’économie occidentale était devenue duale, partagée entre ceux qui bénéficient de l’endettement des générations futures et disposent de moyens considérables de maintenir une politique qui, par ailleurs, est de plus en plus difficile à supporter pour une économie réelle déjà fragilisée et de plus en plus menacée.
L’Occident s’enfonce dans une forme de déni par rapport à bien des évolutions du monde et du « non-Ouest », il s’enfonce aussi dans la guerre comme fuite, et dans une russophobie comme une iranophobie, voire une sinophobie dangereuses.
L’Occident qui a dominé le monde pendant des siècles a cru que tout allait redevenir formidable après l’effondrement du communisme réel, le communisme russe.
Il s’est alors engagé à fonds dans une sorte de chemin en voyant l’apothéose par une globalisation, tout en s’engageant aussi dans une forme d’arrogance qui consiste à être intrinsèquement convaincu que « notre système » est à la fois meilleur que tout les autres et susceptible de convenir à tout le monde.
A l’heure actuelle, tous les regards sont fixés sur ce qui se passe en ce moment dans la région de de l’Iran, mais m’est avis que cela vaut la peine de replacer cette séquence dans une histoire courte, celle de l’Ukraine et dans une perspective plus longue encore.
Comme l’aurait dit Leonardo Sciascia, le « contexte » a toute son importance dans la compréhension fine des risques auxquels nous sommes en train de nous exposer.
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