On observe de gros mouvements de capitaux qui partent du Golfe pour aller à Singapour. Pas en Suisse ou à New-York. A Singapour. Pour l’instant, il s’agit de liquidités. Imaginez que, par panique ou parce qu’ils seraient obligés de puiser dans leurs réserves pour calmer ou nourrir leur population ou faire venir de l’eau, les pays du Golfe se désinvestissent massivement des marchés financiers américains. Que se passerait-il ? Krach ? Patatras ? Et, en particulier, pour les investissements massifs dans l’IA, qui sont survalorisés alors qu’ils n’ont pas encore rapporté grand’chose et qui ont BESOIN de capitaux énormes pour construire aujourd’hui les infrastructures qui rapporteront demain ? A votre avis, pourquoi les cheiks, qui sont a minima pas trop mal conseillés, choisissent-ils Singapour, c’est-à-dire l’Asie, plutôt que l’Occident ? | Si l’Iran cible les ensembles de désalinisation d’eau des pays voisins, dont la population a souvent été purement et simplement rentière du pétrole… tant qu’elle arrivait à l’exporter, il pourrait installer facilement une « Pax Islamica », et ce serait tout bonnement la fin du clientélisme pro-américain dans la région. Ce serait aussi la fin du pétro-Dollar, donc du règne du Dollar, donc du privilège que le consommateur américain tire de sa monnaie. | Le but (d’Israël ? des USA ?) serait de diviser le pays en petites enclaves ethniques luttant perpétuellement les unes contre les autres pour l’accès à l’eau, rendant la région ingouvernable mais neutralisée en tant que puissance. Mais cela risque d’exiger d’aller sur le terrain, et à ce petit jeu, les Américains ont démontré une capacité à perdre assez régulière depuis la Corée, le Viet-Nam, l’Afghanistan,…| Si les Français, les Allemands et les Anglais vont se fourrer dans ce conflit sous prétexte de sécuriser leurs approvisionnements, ce que les Français sont occupés à faire, tandis que les Allemands envisagent de plus en plus l’Ukraine, la Russie et la Chine risquent de soutenir d’autant plus l’Iran. Les dirigeants européens devraient avoir la sagesse de… … zut, ça part mal, cette phrase. Heureusement qu’on manque de moyens ! J’ai bien l’impression que c’est ça qui va nous sauver !