Ceux d’entre vous qui me lisent régulièrement me voient souvent leur parler de l’Allemagne en des termes aussi inhabituels que régulièrement quelque peu inquiétants.

Il convient de se rendre compte que si la France a un Consulat Général à Sarrebrück, elle n’en a pas dans plusieurs autres villes bien plus grandes et elle n’en a aucun dans les Länder de l’ex-RDA.

La Sarre est ce Land qui n’est redevenu Allemand qu’en 1957, et c’est le seul et unique Land d’Allemagne qui est… membre de la francophonie.

Or, « le couple Franco-Allemand », surtout du côté français, a plus que comme tête de pont l’ensemble des organes de coopération mis en place dans le cadre d’une collaboration qui est surtout celle du département de la Moselle avec ce Land.

Le peuple, dans cette région du cœur de l’Europe, est sensiblement le même des deux côtés de la frontière et c’est un endroit où « l’amitié franco-allemande » n’est pas un sujet : cette amitié coule de source, elle leur est tout-à-fait naturelle, car elle se retrouve partout.

Université franco-allemande, possibilités de faire des stages ou de l’apprentissage des deux côtés de la frontière, entreprises franco-allemandes à foison, co-organisation transfrontalière des services incendies,… et cette coopération se renforce encore plus autour de « Mosaïque », le système qui articule la renaissance de ce vaste bassin industriel en cherchant à en faire « l’hydrogen Valley » d’Europe.

Le soucis est que, lorsqu’on regarde l’Allemagne par la Sarre, on ne peut qu’avoir le sentiment que l’Allemagne est francophile, voire volontiers francophone, même si c’est de moins en moins vrai.

This content is locked

Login To Unlock The Content!