La semaine dernière, j’évoquais le fait que pendant que les USA augmentent leur capacité électrique, que la Chine les augmente aussi, dix fois plus, tandis que l’UE, elle, diminue sa production !

Le 07 février dernier le Journal Le Point a révélé que la production d’énergie nucléaire, en France, était très fortement bridée.

Le rapport confidentiel d’EDF sur lequel se base l’article révèle que les normes européennes imposent de privilégier le renouvelable intermittent, même là où l’offre est stable est abondante.

Il n’en est pas fait mention, même de façon allusive, dans l’article mais relevons le fait que le fait que les industries allemandes seraient très embarrassées si le prix de l’électricité en Europe n’était pas artificiellement correlé au prix du gaz, mais manifestement, ça ne leur suffit pas.

Il semblerait que nos voisins ont vraiment besoin, pour essayer de sauver ce qu’il leur reste de productivité, de faire en sorte que ceux qui ont peut-être fait des choix énergétiques plus malins n’en tirent surtout pas les fruits.

Il n’y a pas cinquante mille solutions.

Bien sûr, comme chacun sait, si la France sort de l’UE, comme chacun sait, elle est foutue.

Personnellement, j’ai un sérieux doute sur le sujet.

La France est présente dans 12 fuseaux horaires, possède la deuxième surface maritime du globe, les premières réserves de Nikel au monde, en Nouvelle Calédonie. Elle a la chance aussi de posséder dans son sous-sol le plus grand gisement d’hydrogène naturel, en Lorraine qui plus est, la région où le hasard a voulu qu’elle développe les industries dédiés à ce type d’énergie !

Elle est aussi la troisième puissance nucléaire militaire et première civile, et compte le plus grand nombre de médailles olympiques per capita depuis la création des jeux…

Elle conserve un savoir et un savoir-faire industriel, même si elle l’a déjà largement délocalisé, ce qui, précisément, constitue aussi un atout dans le contexte énergétique européen.

Il est peut-être temps qu’elle se ressaisisse, cesse d’être naïve et arrête de se laisser faire : elle en a largement les moyens !

Comme l’a dit récemment un politicien à propos de l’Europe, lui : il serait temps qu’elle se donne l’ambition de ses moyens !

Un doute ? J’exagère ? Le Chancelier Merz a annoncé hier, que l’Allemagne se retirait du programme d’avion de combat Européen, la raison en étant qu’il est insupportable aux allemands d’envisager que le leadership du projet puisse être laissé à Dassault.

Certes, la fourmi allemande a les moyens de (re-)construire sa puissance militaire, mais pour les européens, ce n’était peut-être pas franchement le meilleur moment de se montrer désunis, me semble-t-il…

Pour ma part, et pour en revenir à l’énergie, je partage l’opinion que depuis la fin des années 90, outre qu’elle a abandonné le principe de subsidiarité, les instances de l’Union Européenne, qui au-delà de Madame Von der Leyen comptent à leur tête deux tiers de directeurs allemands (sur 27 pays membres…), sont gérées par et au profit de l’Allemagne,… et de plus en plus au détriment d’autres partenaires… et concurrents.