Plus de dette publique par création monétaire, sans création de richesse corrélative, donne à la fois plus d’inflation et plus d’impôt. C’est mathématique, quand bien même il y a systématiquement aussi un décalage dans le temps entre ceux qui profitent de l’endettement et ceux qui en subissent les immanquables effets.
La dette française a mis plus de quarante ans à atteindre les 2.000 milliards d’euros, et moins de quinze à passer la barre des 3.000. Et elle continue à monter en flèche.
Quand Monsieur Macron est arrivé au pouvoir, la dette était à 92%% du PIB. Elle est à 117. Notez aussi, au passage que, sous son règne, l’état a recruté 170.000 fonctionnaires de plus, et ici, je ne parle que des gens nommés fonctionnaires (source : Sénat).
Le projet de loi de finances pour 2027 ne corrige rien. Il prévoit 8.025 créations nettes d’emplois dans les ministères (3 257 à l’Éducation Nationale, plus de 2 000 aux Armées, 1.381 à l’Intérieur, 1.301 à la Justice) dont il faut retrancher 1.209 suppressions chez les opérateurs : soit quelque 6.800 fonctionnaires d’état supplémentaires.
C’était sensiblement le même constat que posait la Cour des comptes en 2025.
La Grèce, l’Italie et l’Espagne (et tous les autres) ont aussi subi le Covid. Ces pays ont fait plutôt reculer leurs chiffres d’endettement (sauf l’Italie et la Belgique, mais qui font quand même un peu mieux et plus attention que leur voisin, voire nettement plus attention. Exemple : l’âge de la retraite en Belgique est passé de 65 à 67 ans, contre 62 ans, en France, où il est question… de le baisser encore un peu !).
Comparativement, pas mal de pays sont heureux de la situation de la France, car cela détourne l’attention qui aurait pu leur être portée par les financiers internationaux.
L’économie et la dette françaises sont plusieurs fois supérieures à celles de la Grèce d’alors, qui pesait à tout casser quelque chose comme 2 %, maximum 3% de la zone Euro. Aucun pays européen n’est en mesure de venir en aide à la France. Le mécanisme européen de stabilité est quant à lui alimenté à concurrence de 700 milliards… Et l’Allemagne n’aurait ni les moyens, ni probablement l’envie de secourir la France.
Soyez certains que les agioteurs sont mieux équipés et comptent mieux que moi.
Et, pendant ce temps, L’Académie royale des sciences de Suède a couronné lundi Robert E. Hall et Michael Woodford « pour les fondements microéconomiques de la stabilisation macroéconomique ».
Et qu’ont-ils démontré, ces braves gens ?
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