L’IA, mais aussi la robotique, dont on parle infiniment moins, sont des facteurs disruptifs qui ont commencé à produire leurs effets.

Avec l’IA, il n’est pas impossible que la croissance soit décorrélée de l’activité humaine, ce qui serait sans précédent historique.

Vu que l’humanité, et plus encore les pays développés ou dits développés sont en décroissance démographique, on pourrait aussi opter pour une version optimiste de la vision de cette évolution, et se dire qu’elle tombe pile poil au bon moment, puisque nos économies manquent de bras, de cerveaux et de repreneurs !

En outre, beaucoup, sans disparaître, travailleront mieux ou plus vite.

Là où l’Europe verra surtout un problème direct concernant « l’ordre social », car l’emploi est le pivot de la distribution de la richesse dans la population, les USA verront plutôt une opportunité d’arriver à tenir la ligne en termes de volume de production face au rouleau compresseur chinois.

Ce que je constate, c’est qu’aujourd’hui, seule une minorité de personnes sont vraiment performantes avec ces outils, et ce sont plutôt des seniors qui ont acquis de longue date ce que les informaticiens appellent « une connaissance métier », c’est-à-dire une véritable expertise dans leur domaine de compétence, et qui se posent donc les bonnes questions sur la façon dont telle ou telle machine pourrait améliorer leur productivité.

Voilà pour ceux qui l’utilisent.

Qu’en est-il de ceux qui la font ?

Et plus précisément, sur ce point, qu’en est-il dans nos contrées ?

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