Sur la base de témoignages d’anciens salariés, le groupe Meta (connu surtout pour FaceBook, Instagram et WhatsApp) était accusé par plusieurs états américains d’avoir développé des applications poussant à la dépendance et menaçant en particulier la jeunesse.

Les sommes réclamées étaient colossales (de l’ordre de 14 milliards de Dollars).

Meta a répliqué en proposant une transaction à 18 milliards de Dollars, somme à répartir entre les utilisateurs devenus plaignants (ou alors, le journaliste dont je relaie l’info, au Wall Street Journal, a bien suivi, auquel cas c’est bien des « utilisateurs » qu’il s’agit et nous allons tous recevoir des sous, mais ça m’étonnerait).

Le « deal » est subordonné à l’idée que Meta paie 70% et il ne sera conclu que si et seulement si les deux autres accusés, TikTok et Youtube, paient les 30% qui restent.

Il implique aussi qu’aucune des entreprises ne reconnait sa culpabilité.

Entre les lignes, cela signifie que Meta n’a pas du tout envie que des spécialistes, aux côtés de ses anciens salariés, viennent expliquer en détail, les ressorts, les dangers et les effets de la captologie, cette « science de l’attention ».

Si, à titre personnel, le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à lire « La civilisation du poisson rouge », « Les ingénieurs du chaos » ou « La fabrique du crétin digital ».