A propos de l’introduction en bourse de Space X, on a pu lire, surtout dans les médias américains, que « les particuliers se sont rués sur l’action ».
C’est nécessairement faux :
- Car, simultanément, on a pu lire aussi que les Américains n’épargnent plus du tout : leur taux d’épargne est tombé à 0%, alors que celui des Français, par exemple, est passé de 17% à 18%, en tête du monde occidental, aux antipodes de l’état français.
- Et, simultanément, on continue d’observer une hausse des taux de défaut sur les crédits à la consommation, les cartes de crédit et même sur les crédits hypothécaires.
Donc, s’il est parfaitement possible que des particuliers se soient jetés sur « Space X », il y a peu de chances qu’ils soient américains.
Vous allez me direz que ceux qui possèdent des stocks d’autres actions ont pu les vendre pour acheter Space X.
C’était un mouvement attendu, et même craint par la plupart des économistes et analystes boursiers, vu le poids de Space X.
Ce n’est pas arrivé, et nombre de valeurs de la bourse américaine restent valorisées jusqu’à 100 fois leurs bénéfices, quand les multiples ne sont pas ceux… des pertes.
S’il y a un endroit dans le monde où la bourse a fortement baissé à la veille de l’introduction de Space X, c’est à Hong-Kong, là où les valeurs sont surtout industrielles. Donc, si particuliers il y a, ils sont surtout asiatiques ou européens. Américains, c’est mathématiquement impossible, et cela relève donc de la fable.
Au vu des cours, tout au plus peut-on imaginer que des particuliers américains aient vendu de l’or.
Au-delà de ce qui précède, c’est fou comme les entreprises qui sont liées au gouvernement, surtout américain, arrivent à lever des sommes astronomiques et à se maintenir au firmament des valorisations, y compris quand elles ne sont pas du tout ou extrêmement peu rentables ou que leurs projets sont quelque peu hasardeux (il y aura un post scriptum, spécifiquement sur ce point).
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