Qu’il s’agisse des numéros uns mondiaux du luxe en général, qui sont plutôt français, ou de ceux qui sont spécialisés dans l’horlogerie et qui sont plutôt Suisses (ou Afrikaans, ce qui se sait moins), toutes les valeurs boursières du luxe sont en recul, depuis plusieurs mois.
Leurs chiffres sous-jacents le sont aussi.
M’est avis que cette tendance n’a que peu à voir avec les droits de douane des USA.
Il y a deux ans, en janvier 2024, dans un article parsemé de l’évocation de lectures extrêmement instructives, j’écrivais notamment ceci : « Pour s’éclairer en relativisant fortement les perspectives de performance à long terme des géants du luxe français, je lirais aussi « argent, fortune et luxe, en Asie », aux éditions Piquier, ainsi que « la démocratie en Asie » et « les géants d’Asie en 2025 », autant d’ouvrages collectifs aux mêmes éditions qui sont incroyablement méconnus et vous permettront de voir le monde tout autrement. »
Si le luxe occidental commence à décliner, au contraire du luxe en général, c’est, comme l’avait très bien anticipé l’excellentissime Jean-Marie BOUISSOU dans son lire précité, parce que les asiatiques renouent avec LEURS traditions du luxe.
La presse suisse, elle, commence à le comprendre.